Je reprends progressivement l’activité professionnelle dans un cabinet de soins.
Je suis chargée d’accueillir les patients et je sens bien leur appréhension de la rencontre, leur peur de tomber malade. Je m’arrête un instant sur ce que je vis :
Ma famille se porte bien, j’ai un toit pour dormir, je mange ce que je veux et je peux retourner travailler, quelle réjouissance ! C’est comme décider de sortir la tête de l’eau et apercevoir que l’on peut respirer, que c’est bon de respirer ! Si je garde la tête sous l’eau, je ne respire plus et ne vois que les problèmes. Alors oui : Moi, ça va !
Je peux alors écouter leurs angoisses et leurs craintes des jours qui viennent.

Nathalie G.